Publié par : nthierry | janvier 27, 2008

Soutenir une économie locale et durable

Près de 500 000 patrons de petites et moyennes entreprises vont partir à la retraite en France dans les prochaines années. Une partie importante d’entre-elles, dans l’artisanat ou le BTP notamment, disparaîtront faute de repreneurs. Dans les villes moyennes ou en milieu rural, ce constat est un drame tant ces acteurs économiques sont importants pour la vie locale. Il faut impérativement faire passer l’idée aux chefs d’entreprises approchant de l’âge de la retraite qu’ils peuvent transmettre leur société à leurs salariés sous forme de coopérative.

Les coopératives sont des structures appartenant à l’Economie Sociale et Solidaire. Elles ont, de part leur fonctionnement, la particularité de placer l’humain avant le profit. Celui-ci est bien evidemment incontournable afin de vivre mais devient un moyen et non une fin ! En effet, chaque salarié d’une coopérative dispose d’une voix quelque soit son apport en capital. La démocratie dans l’entreprise, et non des choix verticaux imposés. Aujour’hui, beaucoup de personnes se retrouvent au chômage non pas parce que leur entreprise n’est plus rentable mais parce qu’elle ne l’est pas assez ! Les entreprises de l’économie sociale et solidaire n’ont pas d’actionnaires à rénumérer, qui vont fermer tel ou tel site car il ne rapporte pas 15% de retour sur investissement.

Ces initiatives issus de l’économie sociale et solidaire partent de la capacité de personnes à se regrouper pour mener à bien des projets. Sans le savoir, nous connaissons tous des coopératives prospéres et rivalisant avec de grands groupes. Comment ne pas citer le Groupe Chèque Déjeuner (une coopérative) qui émet des titres avec lesquels des millions de salariés payent leurs repas de midi ou encore ce sous-traitant d’Air Bus (un des plus important) situé dans le Sud-Ouest qui est en réalité une coopérative (une SCOP).

Pour nos territoires, le développement de ce type d’économie est indéniablement une vraie plus value dans le sens où ces entreprises bénéficient d’un fort ancrage local. Les décisons ne sont pas prises par des Conseil d’Administration des maisons mères, mais sur place, ce qui garantit la prise en compte des intérêts locaux.

Il faut tout faire pour développer l’emploi répondant à des besoins locaux, comme l’aménagement des territoires ruraux, l’accompagnement des personnes agées, les services de mobilité douce permettant de se déplacer en polluant moins, ou encore la production d’énergie par des moyens décentralisés. Pour cela, les logiques d’économie sociale et solidaire sont plus adaptées que celle de l’économie classique.

Les politiques locales doivent faire preuve d’ambition en soutenant un développement écologique, humain et social de leurs territoires.


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