Isabelle Farbos et moi-même, Nicolas Thierry, remercions vivement les 2695 électrices et électeurs qui ont, dimanche 9 mars 2008 lors du premier tour des élections cantonales, apportés par leurs votes un précieux soutien à l’écologie politique.
Seulement 421 voix nous séparent d’une possible présence au second tour, accessible à hauteur de 10% des électeurs inscrits. Une marque de confiance qui nous donne dès aujourd’hui l’énergie nécessaire au combat quotidien que représente la promotion de l’écologie.
La construction d’un avenir à visage humain et durable pour notre planète passe par la capacité des lanceurs d’alerte que sont les écologistes depuis bientôt trois décennies, à ne jamais sombrer dans une opposition sans solution. La contestation stérile et systématique est le pire ennemi de toute force politique. L’écologie en acte, riche de propositions, reste et restera notre moteur.
Notre canton se trouve aujourd’hui à un moment clef de son développement. Nous avons besoin d’une politique réfléchie et ambitieuse, à l’image des enjeux auxquels nous sommes confrontés, et ce en terme par exemple de transports en commun, d’accompagnement des jeunes entrepreneurs dans le champ de l’économie sociale et solidaire, ou de mise en place de politiques incitatives destinées à encourager le tri des déchets.
Le projet d’une usine de gazéification à Saint gènes de Lombaud est le reflet parfait du cas où la rentabilité économique prévaut sur les risques sanitaires encourus par la population. Là comme ailleurs, dénoncer ne suffit pas. Une alternative rentable sur le plan économique, respectant l’environnement et créatrice d’emplois, doit bénéficier d’un soutien sans faille. L’utilisation d’unités de compostage utilisant sarments, boues et marcs de raisins ne verra pas le jour sans le soutien actif des élus et acteurs locaux.
Cette séquence électorale une fois derrière nous, des menaces très concrètes attendent notre canton. Repoussés de haute lutte à l’Ouest de Bordeaux, les partisans du grand contournement autoroutier risquent de tenter une percée sur notre territoire afin d’imposer leur modèle de développement insoutenable.
L’étalement urbain, quant à lui, se situe au cœur de la problématique de l’aménagement du territoire, au croisement des enjeux de protection de la nature, de la biodiversité et des paysages, et de ceux du réchauffement climatique. Un début de solution passe certainement par la création d’agences foncières, sur le modèle du conservatoire du littoral, dotées de moyens à la hauteur des enjeux, et permettant d’anticiper sur 15 à 20 ans les évolutions de la ville. De plus, lors de l’élaboration des plans et schémas locaux d’urbanisme, la limitation de l’expansion périphérique des villes, doit désormais figurer comme la priorité des priorités. Enfin, la densification de petits pôles ruraux attractifs doit se substituer à l’éparpillement des zones pavillonnaires, cannibalisant ainsi l’espace en le bétonnant.
La liste des solutions à apporter à de multiples problèmes pourrait être encore longue à décliner mais le plus important réside certainement dans le fait que ces 13,3% sont aujourd’hui porteurs d’une énergie nouvelle.








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